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24/11/2007

Hommage à la grande dame

Barbara nous a quitté il y a 10 ans, un 24 novembre 1997...

Nous avons tous été fan un jour ou l'autre. Moi, je ne l'ai été qu'une seule fois, je crois. Et encore, à ma façon, très réservée. C'était de Barbara !

perso

(Cette photo, je l'ai prise, developper et tirer. Je ne suis pas sûr de la date -Mogador ou Châtelet-, mais cela reste la mienne  ; Elle reste donc unique à mes yeux. Je me souviendrais toujours des réprimandes de la chanteuse à l'encontre des photographes : elle n'appréciait guère les flashs de ces admirateurs, une fois le concert commencé !!!)

Je l'ai découvert, sans la voir, après son fameux concert de Pantin 81. Une amie (Corinne P) m'avait envoyé fin 81, alors que je me trouvais ( à 18 ans) en Angleterre, la cassette de cette chanteuse que je ne connaissais que de nom !

Cette cassette est  restée des mois dans le magnéto...

Barbara ne m'a plus jamais quittée, pour les années qui suivirent.

J'était présent au Châtelet en 87 puis à Mogador en 90 et enfin de nouveau au Châtelet en 93.

En 93, j'ai réservé trois fois pour le spectacle ; Une fois au début pour la (re)découvrir ; Une fois au milieu du tour de chant pour l'écouter au maximum de sa forme, déjà chancellante  ; Et, enfin, une dernière fois pour sa dernière apparition à Paris.... Pour d'une certaine façon  lui exprimer mes adieux...

Barbara reste, et de loin,  l'artiste qui aura la plus compté dans ma vie.

Commentaires

10 ans déja !et l'aigle noir vole toujours dans ma tète ! avec brel et brassens !

Écrit par : josiane | 24/11/2007

Moi, je l'ai connue quand elle etait au service scientifique du CFCC...
Rest in peace, Barbara...

Écrit par : Miloud | 25/11/2007

Salut Pat,
Merci d'être là pour nous donner des nouvelles du Caire et de tout le reste...!!!
Quant Barbara...ma plus belle histoire d'amour c'est vous !
J'ai des projets dont j'aimerai te faire part...Quand tu seras un peu disponible.
Biz
Diane

Écrit par : Diane future expat | 25/11/2007

Désolée de vous dire qu'elle ne me manque pas car je l'ai toujours détestée avec ses airs de "fausse marquise déchue". Même si ses textes sont sublimes, elle est exaspérante... c'est physique !

Écrit par : Corine | 26/11/2007

Hello Pat ! Comme elle me manque à moi aussi... Mon regret est de ne jamais avoir vu Pantin. J'ai vu le DVD cent fois, c'est, selon moi, l'un de ses meilleurs enregistrements live... Je donnerais beaucoup pour avoir une vraie photo d'elle. Merci de nous faire partager ton cliché ici. Je ne suis fan de personne, et pourtant, je crois ue Duras et Barbara font exception...

Quelques conseils de lecture pour toi & ceux qui l'aiment (j'ai pas encore lu les dernières parutions, aute de temps...):

http://www.culture-press.com/article-14074407.html

http://www.culture-press.com/article-13743795.html

Des bisous virtuels avant que je ne revienne au Caire...

AXL

Écrit par : Axelle | 27/11/2007

On se souvient de vous, Barbara...

"Je me souviens de vous"

Dendérah
Sur le grand bassin du château de l'idole,
Un grand ibis noir, portant rubis au col,
Dessinait sur l'eau, de folles arabesques,
Les gargouilles pleuraient, de leur rire grotesque,
Une altesse solaire de porphyre et d'ébène,
Attendait Pygmalion, assis au pied d'un chêne,

Je me souviens de vous,
Et de vos yeux de jade,
Là-bas, à Dendérah, là-bas, à Dendérah,
Mais, où donc êtes-vous?
Avec vos yeux de jade,
Si loin de Dendérah, si loin de Dendérah,

Je portais, en ce temps, étole d'engoulevent,
Qui chantait au soleil et dansait dans les temps,
Vous aviez les allures d'un dieu de lune d’ici-bas,
En ces fièvres, en ces lieux, en ces époques-là,
Et moi, pauvre vestale, au vent de vos envies,
Au cœur de vos dédales, je n'étais qu'Ophélie,

Je me souviens de vous,
Du temps de ces aubades,
Là-bas, à Dendérah, là-bas, à Dendérah,
Mais, où donc êtes-vous?
Vous chantez vos aubades,
Si loin de Dendérah, si loin de Dendérah,

C'était un grand temple, au toit lourd et sombre,
Tout propice aux esprits qui habitent les ombres,
Et les sorciers, je crois, y battaient leur sabbat,
Quels curieux sacrifices, en ces temps-là,
J'étais un peu sauvage, tu me voulais câline,
J'étais un peu sorcière, tu voulais Mélusine,

Je me souviens de toi,
De tes soupirs malades,
Là-bas, à Dendérah, à Dendérah,
Mais, où donc êtes-vous?
Où sont vos yeux de jade,
Si loin de Dendérah, bien loin de Dendérah,

Mais si vous m'appeliez, un de ces temps prochains,
Pour parler un instant, aux croix de nos chemins,
J'ai changé, sachez-le, mais je suis comme avant,
Comme me font, me laissent, et me défont les temps,
J'ai gardé, près de moi, l'étole d'engoulevent,
Les colliers de perles blanches et l'anneau de diamant,

Je serai à votre heure,
Au monastère de jade,
Au coeur de vos dédales,
Là-bas, à Dendérah,
Nous danserons encore,
Dans ces folles parades,
L'oeil dans tes yeux de jade,
Là-bas, à Dendérah,

Avec tes yeux de jade,
Nous danserons encore,
Là-bas, à Dendérah,
Mais me reviendras-tu?
Au grand château de jade,
A Dendérah

Écrit par : Sylvie T. | 03/12/2007

Alors là, c'est l'éblouissement ! Que de points communs entre nous en lisant, parfois entre les lignes, ces articles de votre séjour au Caire.

Barbara, le grand Amour de ma vie !
Toujopurs à l'heure actuelle, le seul cd qui tourne dans ma voiture est un mp3 que je me suis fait, à partir de ses spectacles sur cd's live que j'ai à la maison. Plus de 10 heures d'affilée.

Barbara je l'ai vue pour la première fois - j'étais déjà inconditionnellement "fan" - depuis quelques années à Carpentras, en 1972, avec, en première partie, un tout jeune inconnu : Maxime Leforestier

En 1973, membre du comité organisateur de spectacles au Concervatoire, j'ai eu le feu vert pour l'inviter au théâtre de ma ville : elle est arrivée directement Paris, en voiture conduite par Roland Romanelli. Emu presqu'au larmes, à tout le moins incapable d'aligner deux phrases, j'ai bégayé je ne sais plus exactement quoi en lui tendant un énorme bouquet de roses ... elle m'a souri immédiatement : je ne sais toujours pas, à l'heure actuelle, si le sourire m'était destiné en tant que "bégayeur", ou pour les roses que je lui tendais gauchement ... J'avais 25 ans ! Et je me tenais comme un pitoyabble collégien ...

Ensuite, dans la mesure de mes possibilités, je suis allé à Paris autant de fois que j'ai pu.
A Mogador, en avril, j'étais le soir de la dernière initialement prévue : des rappels à n'en plus finir la laissèrent sortir de scène peu après minuit trente ! En sortant, j'appris que des prolongations étaient envisagées, pour deux semaines. Je suis donc revenu à la fin de la quinzaine, pour à nouveau pleurer en l'écoutant (Je n'ai aucune honte à l'écrire ...)

Au Châtelet, j'y étais les deux fois, en 87 et en 93 ...

Tous ces spectacles n'ont fait que confirmer à mes yeux son immense talent, même si, les dernières fois, sa voix, son souffle n'étaient plus les mêmes ...

Elle fait donc partie de mon Panthéon des trois B : Barbara, Brassens et Brel.

Après eux, ...

Écrit par : Richard LEJEUNE | 14/09/2009

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